Guide ETH Zürich Entrée 2027

Quel cursus choisir à l'ETH Zurich ?

Pour qui ? Lycéens français (et leurs parents) qui hésitent entre plusieurs cursus scientifiques à l'ETH Zurich, ou entre l'ETH en allemand et l'EPFL en français, et veulent comprendre les conséquences concrètes de ce choix.

Rédigé par l'équipe éditoriale Next Step Orientation Dernière vérification : Vérifié pour la session d'admission en cours
Sommaire
Le cursus et la langue commandent votre candidature ETH (entrée 2027, à vérifier sur ethz.ch)
ÉlémentCe qu'il faut savoir
Familles de cursusIngénierie, sciences naturelles, informatique, mathématiques, physique, architecture
Langue du bachelor100 % en allemand ; certificat C1 exigé au plus tard le 31 mars
AnglaisNon accepté pour le bachelor ; langue de la plupart des masters
Numerus claususAucun pour la majorité des cursus ; exception : médecine humaine (test EMS)
SélectionPas d'entretien ni de personal statement ; le filtre est la langue puis la 1re année (Basisprüfung)
Architecture (D-ARCH)Cursus au budget d'études un peu plus élevé, de l'ordre de CHF 31 400 par an (Groupe 2)
Alternative francophoneEPFL (Lausanne), bachelor en français ; passerelle fréquente vers un master ETH
Frais de scolaritéGroupe 2 (Français) environ CHF 4 380 par an, à vérifier sur ethz.ch

À l’ETH Zurich, choisir son cursus revient à choisir une discipline, pas un établissement d’accueil. Il n’existe ni colleges à départager, ni entretien, ni “personal statement” à l’anglaise : vous postulez directement à un cursus bachelor précis, rattaché à l’un des seize départements. La quasi-totalité de ces cursus relève des sciences, de l’ingénierie, de l’informatique, des mathématiques, de la physique ou de l’architecture. Mais avant même de comparer deux intitulés, une donnée domine tout le reste : tous les bachelors de l’ETH se font à 100 % en allemand. Le vrai arbitrage n’est donc pas seulement “quel cursus”, mais “quel cursus, et dans quelle langue”.

Les grandes familles de bachelor

Les cursus de premier cycle se répartissent en quelques ensembles. L’ingénierie d’abord : génie mécanique, génie électrique, génie civil, génie chimique, sciences des matériaux, informatique (Informatik), génie de l’environnement, technologies agroalimentaires. Les sciences naturelles ensuite : mathématiques, physique, chimie, biologie, biochimie, sciences pharmaceutiques, sciences de la Terre, sciences de l’environnement, sciences des systèmes de santé. L’architecture (D-ARCH) forme un domaine à part entière, aux côtés de cursus interdisciplinaires et des sciences du mouvement et du sport. L’ETH est reconnue première mondiale en sciences de la Terre et figure parmi les meilleures écoles mondiales en ingénierie, informatique, mathématiques et physique. La liste exacte des intitulés et leur département de rattachement se vérifient sur la fiche ETH Zurich et sur ethz.ch.

Tous les bachelors se font en allemand

C’est le point que beaucoup de candidats français découvrent trop tard. Quel que soit le cursus visé, l’enseignement de premier cycle est intégralement en allemand, et un certificat de niveau C1 est exigé pour les non-germanophones, à remettre au plus tard le 31 mars. L’anglais n’est pas accepté pour le bachelor ; il devient en revanche la langue de la plupart des masters. Autrement dit, votre choix de cursus a moins d’impact sur votre candidature que votre distance au niveau C1. Un cursus très reconnu reste accessible si votre allemand suit ; un cursus qui vous paraît plus abordable reste hors de portée sans la langue. Nous détaillons ce point dans le guide dédié à l’allemand à l’ETH.

La sélection ne passe ni par l’entretien ni par un quota

Contrairement à Oxford, Cambridge ou aux universités américaines, l’ETH ne pratique ni entretien ni numerus clausus général. L’admission repose sur la reconnaissance du diplôme d’accès (le baccalauréat général français bénéficie d’un accord bilatéral de reconnaissance) ou, à défaut, sur l’examen d’admission de l’ETH, passé en allemand. Le vrai filtre se situe ailleurs : la langue, puis la redoutable première année, dont l’examen de base (Basisprüfung) est éliminatoire. Le cursus que vous choisissez ne modifie pas cette logique. Cette architecture d’admission, très différente du modèle britannique ou américain, mérite d’être comprise en détail avant de vous lancer.

La médecine, le seul cas à part

Une exception mérite d’être signalée : la médecine humaine. Ce bachelor relève d’un numerus clausus et d’un test d’aptitude suisse (EMS), un parcours très restreint et non représentatif du reste de l’offre. Si vous visez la médecine, ne calquez pas votre raisonnement sur celui d’un futur ingénieur ou informaticien : les règles y sont différentes et l’accès bien plus contraint. Pour la grande majorité des cursus scientifiques et d’ingénierie, en revanche, il n’existe pas de numerus clausus général : l’enjeu est la langue et la première année, pas un quota d’entrée.

ETH en allemand ou EPFL en français

Voilà l’arbitrage le plus important pour un francophone. L’ETH a une école sœur romande, l’EPFL (Lausanne), qui enseigne les mêmes grandes familles scientifiques et d’ingénierie, mais en français. Pour un lycéen français dont l’allemand n’est pas encore au niveau C1, l’EPFL n’est pas un lot de consolation : c’est souvent la voie la plus réaliste vers l’excellence suisse, et une porte d’entrée fréquente vers un master à l’ETH, souvent dispensé en anglais. Beaucoup de francophones font ainsi leur bachelor à l’EPFL, puis rejoignent Zurich pour se spécialiser. Avant de vous fixer sur l’ETH, comparez honnêtement les deux options sur la fiche EPFL et, plus largement, sur notre panorama pour étudier en Suisse.

Ce que le cursus change côté budget

Bonne nouvelle : le cursus choisi change peu les frais. Un étudiant français relève du Groupe 2, avec un écolage de l’ordre de CHF 4 380 par an (à vérifier sur ethz.ch), très bas au regard des tarifs britanniques ou américains. La principale exception est l’architecture (D-ARCH), dont le budget d’études est un peu plus élevé. Le vrai poste de dépense n’est pas l’écolage mais le coût de la vie zurichois, de l’ordre de CHF 22 000 par an. Pour chiffrer votre projet selon le cursus, l’estimateur de coût donne un premier ordre de grandeur.

Par où commencer

Choisir son cursus à l’ETH, c’est d’abord choisir une discipline, puis affronter honnêtement la question de la langue et, pour un francophone, l’alternative EPFL. Listez deux ou trois cursus qui vous attirent, vérifiez leur intitulé exact sur ethz.ch, mesurez votre chemin vers le C1 d’allemand, et gardez l’EPFL en français comme option sérieuse. Pour construire ce raisonnement avec un interlocuteur qui connaît les deux écoles, sans aucune promesse d’admission, contactez Next Step.

Étape par étape

  1. Partir de la discipline, pas du classement

    Identifiez la science qui vous correspond vraiment : ingénierie, informatique, mathématiques, physique, chimie, biologie, sciences de la Terre ou architecture. À l'ETH, on postule à un cursus, jamais à un college.

  2. Vérifier que le cursus existe en bachelor

    La quasi-totalité des domaines scientifiques ont un bachelor à l'ETH. Consultez la liste officielle des bachelors sur ethz.ch pour confirmer l'intitulé exact et le département de rattachement.

  3. Mesurer l'exigence de langue

    Tous ces bachelors se font en allemand. Évaluez honnêtement votre niveau et le chemin vers le C1 exigé au 31 mars ; c'est le vrai filtre, plus que le cursus lui-même.

  4. Traiter la médecine comme un cas à part

    Si vous visez la médecine humaine, sachez qu'elle relève d'un numerus clausus avec test d'aptitude suisse (EMS) : un parcours très restreint et non représentatif des autres cursus.

  5. Comparer avec l'EPFL en français

    Si l'allemand vous freine, l'EPFL propose les mêmes grandes familles scientifiques en français. Beaucoup de francophones y font leur bachelor avant de rejoindre l'ETH en master.

  6. Chiffrer selon le cursus

    La plupart des cursus partagent le même écolage (Groupe 2 environ CHF 4 380 par an) ; l'architecture (D-ARCH) suppose un budget un peu plus élevé. Ajoutez le coût de la vie zurichois.

Erreurs fréquentes à éviter

Questions fréquentes

Faut-il choisir un college à l'ETH Zurich ?

Non. L'ETH n'a pas de système de colleges. Vous postulez directement à un cursus bachelor rattaché à l'un de ses départements, et c'est ce cursus qui structure votre candidature.

Peut-on faire un bachelor en anglais à l'ETH ?

Non. Tous les bachelors sont enseignés à 100 % en allemand, avec un certificat C1 exigé au plus tard le 31 mars. L'anglais est en revanche la langue de la plupart des masters, souvent la porte d'entrée des francophones.

Quels cursus bachelor propose l'ETH ?

L'ingénierie (mécanique, électrique, civil, chimique, matériaux, informatique, environnement), les sciences (mathématiques, physique, chimie, biologie, sciences de la Terre et de l'environnement, pharmacie), l'architecture et des cursus interdisciplinaires. La liste exacte est à vérifier sur ethz.ch.

La médecine est-elle accessible comme les autres cursus ?

Non. La médecine humaine est un cas à part : numerus clausus et test d'aptitude suisse (EMS), un parcours très restreint. La grande majorité des cursus scientifiques et d'ingénierie n'a pas de numerus clausus général.

ETH ou EPFL : que choisir quand on est francophone ?

Si votre allemand n'est pas encore au niveau C1, l'EPFL (Lausanne) enseigne les mêmes grandes familles scientifiques en français. Beaucoup de francophones y font leur bachelor, puis rejoignent l'ETH en master, souvent en anglais.


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