Guide ETH Zürich Entrée 2027

Comment maximiser ses chances d'intégrer l'ETH ?

Pour qui ? Tout lycéen français (et sa famille) qui vise sérieusement un bachelor à l'ETH Zurich et veut savoir sur quels leviers concrets agir, dès la Première, pour peser sur ses chances.

Rédigé par l'équipe éditoriale Next Step Orientation Dernière vérification : Vérifié pour la session d'admission en cours
Sommaire
Les leviers réels pour maximiser ses chances (entrée 2027, à vérifier sur ethz.ch)
LevierCe qu'il faut viser
Allemand C1Certificat reconnu (Goethe, ÖSD, TestDaF, telc) au plus tard le 31 mars
Spécialités au lycéeMathématiques (ou maths expertes) et une science (physique-chimie ou SVT)
Mention très bienMoyenne finale de l'ordre de 16/20 pour l'admission directe
Notes dans les matières clésAu moins 14/20 (70 %) dans les matières exigées
Examen d'admission ETHSi le bac ne suffit pas : examen réduit, en allemand, en janvier
Anticiper la BasisprüfungSe préparer à l'examen de première année, éliminatoire
Commencer tôtDès la Première : langue et choix de spécialités ne se rattrapent pas

À l’ETH Zurich, on ne « bat » pas les autres candidats comme dans une sélection à l’anglaise : il n’y a ni entretien, ni lettre de motivation, ni numerus clausus général (la médecine humaine est un cas à part). Maximiser ses chances ne consiste donc pas à soigner une image, mais à franchir trois filtres bien réels et objectifs : la langue, le diplôme et, plus tard, l’examen de première année. Bonne nouvelle : ce sont précisément des leviers sur lesquels vous avez la main, à condition de vous y prendre tôt. Voici les plus décisifs, sans aucune promesse d’admission.

Comprendre les vrais filtres avant d’agir

L’ETH n’a pas de « taux d’admission » concurrentiel unique à déjouer : l’établissement reconnaît les diplômes qui remplissent ses conditions, ou soumet les autres à un examen. Le véritable tri se joue en trois temps. D’abord la langue : le bachelor est intégralement en allemand. Ensuite le diplôme : le baccalauréat général français bénéficie d’un accord bilatéral de reconnaissance, qui ouvre une admission directe sous conditions, ou renvoie à l’examen d’admission de l’ETH. Enfin, une fois admis, la redoutable Basisprüfung de fin de première année. Chaque levier ci-dessous vise l’un de ces filtres. Notre guide détaillé sur les conditions d’admission en précise l’ensemble.

Viser l’allemand C1 le plus tôt possible

C’est le levier numéro un, et le plus sous-estimé par les francophones. Le bachelor de l’ETH se déroule à 100 % en allemand, et un certificat de niveau C1 (Goethe-Zertifikat C1, ÖSD Zertifikat C1, TestDaF ou telc Deutsch C1) est exigé au plus tard le 31 mars, avec un certificat de moins de deux ans. L’anglais n’est pas accepté à ce niveau. Or atteindre un C1 solide prend généralement deux à trois ans : c’est un chantier à ouvrir dès la Première, voire avant. Cours renforcés, séjours linguistiques, lectures et médias en allemand, préparation ciblée à la certification : tout se construit dans la durée. Notre guide dédié à l’allemand à l’ETH détaille les certificats acceptés et les rares exemptions.

Choisir les bonnes spécialités au lycée

L’admission directe prévue par l’accord France-ETH suppose d’avoir suivi, en première et en terminale, un socle scientifique précis : d’un côté la spécialité mathématiques (ou l’option maths expertes), de l’autre une science (spécialité physique-chimie ou sciences de la vie et de la Terre), ainsi que la langue d’enseignement ou une première langue vivante. Ces choix de spécialités se décident dès la fin de la seconde et de la première : renoncer trop tôt aux mathématiques ou aux sciences peut fermer, mécaniquement, la porte de l’admission directe. Anticiper la carte des spécialités est donc un levier gratuit mais décisif, qui se joue bien avant la candidature.

Viser la mention très bien pour l’admission directe

L’ETH n’admet pas « sur dossier » au sens d’une appréciation subjective : elle applique des seuils chiffrés. Pour être admis sans examen, le baccalauréat général doit afficher une moyenne finale de l’ordre de 16/20 (soit la mention très bien) et au moins 14/20 (70 %) dans les matières exigées à l’examen final. En dessous de ces seuils, l’admission reste possible, mais bascule vers l’examen d’admission de l’ETH. Viser la mention très bien n’est donc pas un simple ornement : c’est la différence entre une admission directe et une épreuve supplémentaire en allemand. Les seuils exacts restent à vérifier sur ethz.ch.

Préparer sérieusement l’examen d’admission si nécessaire

Si votre dossier ne remplit pas toutes les conditions, l’ETH impose un examen d’admission réduit (quatre matières) pour un bac général reconnu, ou complet dans d’autres cas. Il porte sur les mathématiques, la physique, la chimie et les langues, et se déroule en allemand : la maîtrise de la terminologie disciplinaire dans cette langue y est indispensable. Une seule session a lieu par an, en hiver (annoncée du 18 au 28 janvier 2027). Le calendrier est déroutant : on candidate avant le 31 mars, on passe l’examen en janvier suivant, puis on entre en septembre. Cela ne s’improvise pas, car réviser les programmes dans leur version allemande demande des mois. Notre guide sur l’examen d’admission de l’ETH en détaille le format et l’inscription.

Anticiper la Basisprüfung, au-delà de l’admission

Le dernier levier est souvent oublié : à l’ETH, être admis n’est pas être « sauvé ». La première année se conclut par la Basisprüfung, un examen de base éliminatoire réputé exigeant, à fort taux d’échec. Les meilleures chances se jouent donc aussi dans la capacité à soutenir un rythme intense dès la rentrée. S’y préparer mentalement, consolider ses bases en mathématiques et en sciences, et anticiper le coût de la vie zurichois (le vrai poste de dépense, bien plus que l’écolage) font partie d’une candidature lucide. On maximise ses chances non seulement pour entrer, mais aussi pour tenir la première année.

Par où commencer

Aucun de ces leviers ne garantit une place, et il faut se méfier de quiconque le promet. Mais chacun, activé tôt et sérieusement (l’allemand surtout), augmente des chances bien réelles. Si l’allemand reste un obstacle, rappelez-vous que de nombreux francophones font leur bachelor à l’EPFL, en français, avant de rejoindre l’ETH en master. C’est exactement le rôle de Next Step : évaluer votre profil et bâtir avec vous, dans la durée, une stratégie cohérente et honnête, du choix des spécialités à la certification d’allemand. Explorez tous nos guides ETH Zurich ou prenez contact pour un premier bilan gratuit.

Étape par étape

  1. Enclencher l'allemand dès la Première

    Le bachelor est 100 % en allemand et un certificat C1 est exigé au plus tard le 31 mars. Atteindre ce niveau demande souvent deux à trois ans : c'est le levier à activer en premier.

  2. Choisir les bonnes spécialités

    En première et en terminale, gardez les mathématiques (ou maths expertes) et une science (physique-chimie ou SVT), conformément aux conditions de l'accord bilatéral France-ETH.

  3. Viser la mention très bien

    L'admission directe sans examen suppose une moyenne finale d'environ 16/20 et au moins 14/20 (70 %) dans les matières exigées. Chaque point compte.

  4. Candidater dans les délais via eApply

    La candidature se dépose du 1er décembre au 31 mars, sans retard possible. C'est aussi la date limite pour remettre le certificat d'allemand.

  5. Préparer l'examen d'admission si nécessaire

    Si le bac ne remplit pas toutes les conditions, l'ETH impose un examen réduit en allemand (session en janvier). La terminologie disciplinaire en allemand se travaille des mois à l'avance.

  6. Anticiper la Basisprüfung

    L'admission n'est pas la fin du parcours : la première année se conclut par un examen de base éliminatoire, à fort taux d'échec. Se préparer à ce rythme fait partie de la réussite.

Erreurs fréquentes à éviter

Questions fréquentes

Existe-t-il une astuce pour être sûr d'entrer à l'ETH ?

Non. À l'ETH, il n'y a pas de concours à « gagner » : l'admission repose sur des critères objectifs (langue, diplôme, éventuel examen). On ne garantit donc jamais une place, mais on maximise ses chances en atteignant l'allemand C1, en gardant les bonnes matières et en visant la mention très bien. Chaque levier activé tôt compte.

L'allemand est-il vraiment indispensable pour le bachelor ?

Oui. Le bachelor de l'ETH est 100 % en allemand et un certificat C1 (Goethe, ÖSD, TestDaF ou telc) est exigé au plus tard le 31 mars ; l'anglais n'est pas accepté à ce niveau. C'est le filtre le plus décisif pour un francophone, à préparer très en amont.

La mention très bien est-elle obligatoire ?

Pour l'admission directe prévue par l'accord bilatéral, l'ETH demande une moyenne finale de l'ordre de 16/20 et au moins 14/20 dans les matières exigées. En dessous, l'admission reste possible, mais via l'examen d'admission de l'ETH, en allemand. Les seuils exacts sont à vérifier sur ethz.ch.

Que faire si mon allemand n'est pas au niveau ?

Deux pistes honnêtes : investir tôt et sérieusement dans l'allemand pour atteindre le C1 avant le 31 mars, ou envisager un bachelor à l'EPFL (Lausanne, en français) puis un master à l'ETH, souvent en anglais. Beaucoup de francophones suivent cette seconde voie.

Une fois admis, tout est-il gagné ?

Non. La première année se termine par la Basisprüfung, un examen de base éliminatoire réputé exigeant, à fort taux d'échec. Anticiper ce rythme de travail fait partie intégrante des leviers de réussite, bien au-delà de la seule admission.


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